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Nom du blog :
unehistoire
Description du blog :
Une histoire appartenant au merveilleux.
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
04.03.2007
Dernière mise à jour :
22.06.2007
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Changement d'adresse

Posté le 22.06.2007 par unehistoire
Changement d'Adresse, rendez vous sur taverne.myfreewiki.net pour voir la suite de l'histoire !



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Chapitre 1 (page 3)

Posté le 14.03.2007 par jonlive
Il remonta sur Hector pour aller au seuil de la forêt tout en haut de la falaise. Cette fois-ci le dragon ne prit même pas la peine de courir car il concentra toute sa puissance sur ses ailes pour se propulser verticalement vers le haut tout en effectuant une rotation sur lui-même, pour se diriger vers les arbres. Son maître commençait à regretter le cheval… Il arriva cependant sain et sauf à sa cabane servant d’entrepôt en hauteur, ici l’attendait Podriac un homme robuste qui devait protéger la cargaison avec lui. Il parlait peu mais il faisait froid dans le dos lorsqu’il se servait de sa hache à double tête. D’autre part il avait un tic de comportement assez effrayant, il clignait compulsivement de l’œil gauche lorsqu’il devenait vexé ou très en colère. Sa tactique pour éviter de le montrer était de fermer les yeux avant de libérer toute sa rage sur sa victime avec tout le tact que nécessite une telle situation. Nos deux collègues se mirent à attacher la grande charrette de marchandise sur Hector et Rymône le dragon de Podriac. Son compagnon était l’exact opposé de son maitre : non courageux et très craintif, cependant Podriac n’aurait pas reçu tout l’or du monde pour le changer contre un autre, il l’aimait autant qu’il aimait boire pendant la nuit entière à l’auberge. Les dragons étaient équipés de leur charge, Kalam scrutait les arbres d’un air respectueux et craintif à la fois, Podriac fixait sa lourde hache sur son dos rigide, tous deux montèrent d’un pas élégant sur la banquette en regardant Hectore et Rymône, il était temps de partir !
« Tu as pensé à ouvrir une entreprise de transport ? » demanda Podriac
-« Oui, mais c’est le projet de toute une vie… »


fin du chapitre 1

Chapitre 1 (page 2)

Posté le 07.03.2007 par jonlive
Les temps ont changés se dit Kalam. C’était un garçon de fermier du village qui rentrait vers ses 24 hivers, un des seuls jeunes étant resté malgré le calme du coin. Mais les choses avaient changés et la nouvelle Artante se réveillait enfin. Son nouveau travail consistait à vendre ses marchandises au cœur même du village gobelin des environs, situé en pleine forêt. Il partait vendre les produits de sa ferme tôt le matin et rentrait juste à temps pour le souper. L’horloge tourne et Kalam dû se préparer rapidement pour aller sortir Hector le gentil dragon, il enfourna sa belle épée bleutée et son gilet de cuir tout en ouvrant la porte. Hector faisait un mètre cinquante de haut environ taille moyenne pour un dragon, robuste et puissant c’était un dragon de ferme. Il avait une tête d’ange envers ses proches mais lorsqu’il chassait elle devenait terrifiante, Kalam l’aimait bien. Pour son nouveau travail il devait utiliser Hector pour gravir la pente rocailleuse qui séparait le village de la forêt. Même si on pouvait l’escalader à cheval cela restait très dangereux et beaucoup plus long. Il avait donc sorti Hector de son chômage d’hiver pour un autre emploi : le transport en zone inhospitalière. Prenant de la vitesse avec ses quatre pattes musclées Hector prit son envol d’un grand coup d’aile qui fit voltiger la terre du grand champ à récoltes. Malgré sa vocation de fermier Hector n’avait rien perdu de son instinct sauvage et de temps en temps il déviait de sa trajectoire pour gober un oiseau en plein vol. Kalam, lui, résistait tant bien que mal pour ne pas tomber et s’aplatir chez les voisins.

La bête volait la brume dans sa gueule pour se rafraîchir en compensation du formidable effort fourni. Là haut le temps s’envole pour laisser place à l’émerveillement, d’ici il voyait tous les changements qu’avait subi son village natal depuis cent soixante-huit heures. Il observait toutes les nouvelles infrastructures et cet incroyable concentration de mouvement, « c’est dans l’air du temps » se dit-il.
Il fit un signe à son dragon pour qu’il descende, celui-ci consentit et amorça sa chute. Il replia d’un coup sec ses ailes le long de son corps et se laissa tomber comme une pierre, il gagna rapidement de la vitesse jusqu'à ce qu’il se trouve à quelques mètres de hauteurs, puis avec une rapidité fulgurante il sortit ses deux ailes de toute leur envergure tout en battant l’air dans un tourbillon assourdissant et enfin il percuta violement le sol en dérapant avant de s’arrêter tout net. Hector fût ravi d’avoir faillit tuer son maître.

Kalam était allongé sur le dos cinq mètres plus loin regardant les nuages, il remercia le ciel d’être resté en vie après une telle expérience. Il réalisa encore une fois à quel point sa vie était futile. Il se leva non sans quelques douleurs pour s’enlever toute la terre qu’il avait ramassé dans sa chute, et se rappela que son animal était toujours un fermier non entrainé à la fonction de monture volante. Hector sautillait joyeusement autour de son maître l’air de dire « on remet ça ? », Kalam l’observa apitoyé. Il se dirigea vers l’armurerie tenu par Gimlor le forgeront, il entra dans une salle presque inconnue à notre jeune fermier dans laquelle l’odeur du métal et la cadence rythmée du marteau emplissait l’atmosphère. Il alla voir Gim qu’il connaissait bien pour lui demander si ses gants renforcés avaient été confectionnés. Il en avait besoin pour se construire un semblant de sécurité face à l’inconnu de la masse verte qui constituait une forêt. Gim arriva avec un grand sourire en faveur de notre aventurier.
« Les affaires vont bien ? commença Kalam
- Plus que jamais et grâce a mes gobelins que j’emploi depuis peu, j’ai plus de temps à accorder à ma clientèle. Voila tes gants moi je dois aller voir mon fournisseur de minerai, le temps c’est de l’argent ! »
C’est ainsi que Gimlor le souriant partit en toute hâte vers de nouvelles aventures en laissant Kalam perplexe, lui qui l’avait toujours connu nonchalant et bon vivant, c'était le bon temps.

Chapitre 1 (page 1)

Posté le 04.03.2007 par jonlive
La lutte éternelle

Voici le temps de la lutte éternelle, ou l’éternelle lutte contre le temps. On ne sait plus vraiment, c’était il y a si longtemps que cela semble une éternité. Prenez le temps de voir les secondes passer, car si le présent est acquis, le futur s’obtient par la lutte de chaque instant. Mais là n’est pas présent le sujet de votre futur histoire. Il me faudra du temps pour la raconter mais je lutterai, pour vous offrir une part d’éternité.

Le temps de cette journée était sans nul doute identique à celui de la semaine passée : Le soleil perdure pendant quelques heures, puis les nuages avec leur aspect vague prendront possession des lieux jusqu’aux soir. Durant aucune des plus petites minutes de la journée le cortège d’eau volante ne viendra pleurer sur les champs. Cependant en observant quotidiennement cette charmante campagne j’ai rapidement entrevus les conséquences de l’activité. Le village était autrefois calme, sans grand mouvement et sans nombreux commerces. Ses habitants étaient âgés et leur quotidien se résumait à peu de chose. Leur vie était presque monotone et à la longue on ressentait la répétition des journées. L’accumulation des saisons et des années pesait lourds sur les consciences, le moulin à eau ne tournait plus.

Mais il passa un jour nouveau. En effet c’est le printemps et la nouvelle main d’œuvre arrive dans la petite ville : les gobelins. A ce jour ils acceptent de travailler, moyennant salaire, chez toute personne qui le demande. L’argent fait sa grande apparition dans la communauté gobeline, et grâce à leur fabuleuse faculté d’adaptation, la majorité gobeline sort des forêts et propose ses services. Avec un payement jugé très correct dans les deux camps, des entreprises apparaissent absolument partout ainsi que dans mon village, qui se baptise Artante pour figurer sur les récentes cartes de commerce. D’autres entreprises vont suivre et avec eux les constructions viendront donner la cadence du travail. Les commerçants deviendront riches, les gobelins seront épanouis et la vie assez floue de ces habitants se verra transformée.

Enfin tourne le moulin à eau, gracieusement, l’eau du moulin tourne enfin. Le raclement du ruisseau sur les morceaux d’arbres circulaires ronronne dans la brise du soir, tel la barre du navire il tourne sans relâche et sans repos. Jusqu’au jour où irrémédiablement ses forces vont le quitter sous le poids du temps. Cependant sa vie n’est pas totalement finie. Puisque ses rouages vont peu à peu se remettre à fonctionner, grâce à la magie des hommes qui réparent avec tendresse les êtres qui leurs sont chers, pour que durant des générations encore le doux bruit du travail sans labeur émerveille les têtes endormies.


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